Haïti : Le Boulevard du Cap-Haïtien s’enflamme au rythme du Rara Fest
Rara Fest 2025 au Cap-Haïtien : musique, couleurs et traditions haïtiennes en fête. Un événement culturel et touristique incontournable.

KOJES est une association de jeunes à but non lucratif née en novembre 2020 à Cité Soleil. Le plus grand bidonville d’Haïti et de la caraïbe. KOJES s’est engagée dès ses débuts dans la promotion de l’éducation, de la culture et de la formation à travers diverses initiatives. L’un de ses projets phares, est un espace de débat social et culturel qui a permis à de nombreux jeunes de se retrouver et d’échanger autour de thèmes de société. Bien que les affrontements qui ont repris au sein de cité soleil en septembre 2022 aient temporairement arrêté cette rubrique, KOJES a su se relever en lançant le concours épistolaire KOJES, visant à rétablir ce lien précieux entre les jeunes à travers la littérature. Aujourd’hui, l’association se lance dans un nouveau défi avec le Festival Jèn Soley qui aura lieu du 20 au 22 septembre 2025, sous le thème évocateur : "Dire pour exister." Parmi les invités qui participeront à ce festival, nous pouvons citer entre autres Le célèbre Lyonel Trouillot, le talentueux poète Carl Henry Burrin, le Jeune Slameur Pacôme Emmanuel, le Romancier Louis Bernard Henry, le poète Inima Jeudi, et la jeune poétesse Adlyne Bonhomme.
En arabe la famille des mots Amin, Iman ou imam, imana désignent la foi, la confiance, la sécurité. Ce mot est aussi présent dans la langue swahilie (Kenya, Tanzanie, Est du Congo Kinshasa) sous la forme imani : la confiance. "Le terme Imana n’est pas l’équivalent de Dieu-Déesse qui est une vision occidentale de la divinité. En effet, : « le terme « imana » ne désigne pas avant tout un être personnel qu’il faudrait honorer et implorer, mais un fluide diffus qu’il convient de capter. » En d’autres termes, Imana est une force vitale neutre qui se manifeste dans le cosmos intérieur de chaque être vivant." ¹ Imana, de Michel Darlin Johancy est un voyage musical, symphonique et spirituel à travers trois géographies : une géographie intérieure de méditation, un parcours identitaire culturel et une balade musicale artistique. Ces trois itinéraires se déploient dans les espaces haïtiens. Ce voyage symphonique et spirituel se déroule en 10 étapes ou 10 mouvements.
Le vocable crise charrie une infinité de sens. Nulle intention de les révéler tous cet après-midi. Toutefois, quelques précisions s’imposent. Une gamine dont les parents ne disposent pas de fonds suffisants à Noël pour lui acheter une poupée de la petite Sirène noire pique une crise et s’enferme dans sa chambre à double tour sans toucher à ses repas de la journée. Un garçon dont le chien a été empoisonné subitement par un voisin pour se venger ou abattu ayant contracté la rage, perdant du jour au lendemain un ami fidèle, entre en crise. Pour finir une société en proie à toutes sortes de mutations et dont les dirigeants sont veules, peut-être prolongée dans une profonde crise. Dans le premier cas, la jeune fille boude pour attirer l’attention de ses parents afin de se sentir apprécier des enfants de son âge à l’école ou dans le voisinage. Aujourd’hui, une trentaine de minutes de négociations peuvent suffire pour y dégager une solution durable. De mon temps, quelques coups de ceinture bien sentis aurait eu raison de ce caprice. Mais, l’humanité évolue, dit-on. Dans le deuxième cas, ce garçon peut retrouver le sourire au bout de quelques semaines. Il lui faut un peu d’attention et, sans doute un autre chien. Comme dirait Stendhal, seule la passion triomphe de la passion. Dans le dernier cas, cette société dirigée par des ineptes est secouée dans ses assises profondes. Ses institutions peuvent une à une se déliter. Les forces vives se dissoudre en un rien de temps. Cette situation crée un tsunami sociétal qui détruit toute vie au sein de cette collectivité. C’est effectivement une crise. La crise de ce point de vue constitue une situation alarmante, désespérée dans l’existence d’une communauté où rien ne va. Le chaos y règne en maître. L’essence même de la vie disparaît. L’individu peut prendre le pas sur la collectivité. Chacun tentant de résoudre ses problèmes sans se soucier d’autrui. Le voisin le plus proche est relégué à des années lumières de soi. Comment se tourner vers la création? Comment continuer à concevoir l’altérité? Comment l’artiste peut s’imprégner de ce grand désarroi collectif comme source de motivations? Voilà les questions auxquelles je dois répondre. Un artiste voit et sent ce que le commun des mortels ne peut même pas imaginer dans une vie de mille ans. Il crée pour dénoncer, quand sa conscience d’être humain est révoltée. Il exalte les héros ou la patrie selon son ressenti. Il chante la beauté d’une femme irrésistible, envoûtante ou mochement resplendissante. Il peut aussi se servir de la désolation ambiante pour donner un sens à la vie. Créer en littérature comme dans les arts en général ne dépend pas de la conjoncture. L’acte de création est fonction des dispositions du créateur. Les événements tétanisent certains et galvanisent d’autres. Créer est jouissif. Chacun jouit donc selon sa fantaisie. Écrire ouvre la voie au changement. L’écrivain jette un regard différent sur le monde. En s’incrustant dans le réel il l’enjolive, le rend meilleur ou hideux selon le message qu’il entend partager. Tout compte fait, avec lui la vie n’est jamais figée. Écrire c’est mettre le monde dans un bocal pour y parcourir l’univers. L’artiste couve son œuvre par tous les temps. Oswald Durand métait en joie d’apercevoir le beau corps de Choucoune de son observatoire secret. Musset par contre dans la douleur rédigeait sa nuit d’octobre. Quant à Dany Laferrière, en exil, il décrivit les horreurs de la dictature duvaliériste et l’insouciance des jeunes filles de son quartier dans ce monde violent et dangereux. En définitive, l’écrivain vit dans une société avec des valeurs qu’il partage ou non. Elles conditionnent son existence ou n’ont aucune prise sur lui. À bien des égards, le monde ambiant lui sert de laboratoire. Il y réalise ses expérimentations. Il jette sur le monde un regard neuf, usé, désabusé, mélancolique, violent, plein d’aigreur selon son humeur. Pitié est l’œuvre d’une vieille âme écrasée sous le poids d’une existence au goût d’absinthe. Le jeune Mike Bernard Michel vit d’expédients et de mensonges. Les mains de la vie s’abattent sur lui avec une violence indescriptible. Le malheur l’étreint dans ses bras jour et nuit. Faut-il pour autant baisser les bras ? Musset aimait à dire : « l’homme est un apprenti, la douleur est son maitre. Et nul ne se connait tant qu’il n’a pas souffert. » L’artiste doit produire sous tous les cieux. Telle est sa vocation. Les incompétents au pouvoir, les bandits légaux ou de grands-chemins, la cherté de la vie, le chômage, les chagrins d’amour sont autant de sujets de préoccupations pour lui. S’il est vrai que ventre affamé n’a point d’oreilles, toujours est-il qu’il garde le cerveau en éveil. Que dis-je, il le stimule au point de créer des œuvres intemporelles. Monsieur Pitié vous avez un bel avenir devant vous. Oeuvre de Jean Rony Charles, le livre est disponible chez les Éditions Repérage.
Jennifer EUGÈNE est née à Port-au-Prince le 1er mai 1995. Elle est auteure et juriste de formation, et elle parvient à allier avec finesse ses deux passions que sont : la défense des droits humains et l’écriture. Depuis son jeune âge, elle a trouvé dans les mots un abri, un refuge contre un monde souvent trop agité et difficile. Alors que d’autres jeunes de son âge partageaient leur quotidien à haute voix, elle se plongeait dans son propre univers, celui de l’écriture. Dès l’âge de quatorze ans, l’écriture devient pour elle plus qu’un simple loisir : elle devient un moyen de retrouver la paix intérieure, de surmonter les épreuves et de se comprendre elle-même. C’est dans ce contexte qu’elle a trouvé sa véritable vocation.
Frankétienne est le nom d’artiste de celui qui porta officiellement le nom de Jean-Pierre Basilic Dantor. Il est né dans le département de l’Artibonite, en Haïti, un 12 avril 1936. Son père, qui ne l’a pas reconnu à sa naissance, était, selon ses propos, un industriel américain qui était venu faire affaire en Haïti, et sa mère fut une paysanne artibonitienne. Ce qui fait de Frank un cas similaire au grand artiste jamaïcain Bob Marley, qui porta une histoire typique, en plus du fait que les deux hommes ont fait parler de leur pays à l’extérieur et marqué leur terre de l’intérieur à cause de leurs arts. Frank est mort le jeudi 20 février 2025 à Delmas, dans sa commune de résidence depuis des décennies, il allait fêter ses 89 ans.
René Depestre a fait sa toute première rencontre avec le soleil haïtien, le 29 août 1926 à Jacmel, grande ville côtière du sud-est d’Haïti qui s’est mise à l’acceuil de sa naissance. Il a effectué ses études primaires chez les frères de l’Instruction chrétienne de Jacmel. Après la mort de son père en 1936, il quitte sa mère et ses frères et sœurs pour aller vivre chez sa grand-mère maternelle. Il termine ses études secondaires au lycée Alexandre Pétion à Port-au-Prince en 1944. Aujourd’hui, il réside en France, son pays de naturalisation depuis plusieurs décennies, et demeure un immense esprit créatif, intellectuel et grand témoin d’une époque fort importante dans l’histoire des hommes.
Le concours "Lettre à mon auteur préféré est" une initiative conjointe de CSimon Publishing, maison d’édition basée en Virginie, aux États-Unis d’Amérique, et du Salon du Livre de Port-au-Prince. Le concours a pour objectif de créer une plateforme où les jeunes passionnés de littérature peuvent partager leur affection et admiration envers les auteurs qui ont marqué leur vie à travers une lettre qui leur sera dédiée. Cette lettre peut être écrite en créole ou en français par toute personne vivant en Haïti. L’auteur vers qui la lettre sera destinée peut être haïtien ou étranger, et ayant même vécu à l’époque du Moyen âge. Le concours a débuté le 27 janvier, date de la fin des inscriptions, et se poursuivra jusqu’au 15 avril, date de la remise des prix. Cette clôture et la remise des prix, qui sont respectivement 75 000 gourdes pour le gagnant, 50 000 gourdes pour le deuxième et 25 000 gourdes pour le troisième, se feront lors de l’événement Vivre en Prose et en Poésie, organisé annuellement par l’organisation culturelle Salon du Livre de Port-au-Prince, et qui se tiendra en 2025 à l’Institut Français en Haïti.
Joseph-Auguste Anténor Firmin est né le 28 octobre 1850 à Cap-Haïtien, dans une Haïti fraîchement émancipée du joug colonial, il est mort 19 septembre 1911 à 60 ans en exil. Il est sans conteste l’une des figures intellectuelles les plus emblématiques de son époque. Sa vie, marquée par un parcours exceptionnel dans les domaines politique, littéraire et diplomatique, illustre le génie d’un intellectuel haïtien dont les contributions ont laissé une empreinte indélébile sur l’histoire.
Suite à l’assaut, et les brouhahas des déplacés dans la nuit du 21 juillet 2024 à Ganthier ; ce dimanche 06 Octobre 2024, c’est une foule gigantesque qui s’est déferlée à Saint Jean Marie Vianney, aux cris , scandent « Ann li pou n chanje Gantye » . Ils ont sillonné plusieurs coins de l’établissement et dansé les jolivettes, à la hauteur des salles en vue de manifester leurs contentements. Décor bien planté, murs arborés, en présence de nombreux professionnels et notaires ; l’initiative organisée par le Club Littéraire et Philosophique de Galette- Chambon ( CLPGACH ) a rassemblé plusieurs centaines de personnes qui étaient venues encourager les jeunes guerriers et les surchauffaient à la bataille. On ne s’attendait pas qu’au milieu d’une crise chronique , multiforme qu’une telle lutte aurait déclenché. C’est la deuxième fois, la lecture a eu raison à Ganthier . Grâce au CLPGACH , les nouveaux guerriers- lecteurs remportent la grande victoire, au bon moment, où les Ganthierois.ses espéraient à tout prix une libération de la commune .
Haïti, souvent désignée comme la "Perle des Antilles," est une destination vibrante et riche en culture, particulièrement durant l’été. Cette période est marquée par une série de festivals colorés, des plages paradisiaques, et une atmosphère festive qui attire les visiteurs du monde entier. Voici un aperçu de ce que vous pouvez découvrir en explorant Haïti en été.
Port-au-Prince est la capitale dynamique et historique d’Haïti. Située dans la baie du même nom, cette ville est bien plus qu’un simple centre administratif. Elle incarne l’âme du pays à travers son histoire, sa culture vibrante, et sa résilience face aux défis. Découvrons pourquoi Port-au-Prince est le cœur battant d’Haïti.
Depuis 2015, Pot’iwa Pizza a su conquérir les cœurs et les papilles des habitants de Port-au-Prince, la capitale d’Haïti. Fondée par les visionnaires Jude Vaillant et Rock André, Pot’iwa Pizza est devenue une véritable icône gastronomique en proposant une spécialité unique : la pizza au hareng fumé. Cette création culinaire a su raviver la nostalgie de l’enfance chez de nombreux Haïtiens, marquant ainsi le début d’une aventure culinaire exceptionnelle. Le nom même de l’entreprise, "Pot’iwa", est un hommage aux régions haïtiennes qui ont vu naître ses fondateurs. Jude Vaillant, originaire de la région des "Iwa", et son complice Rock André, natif de "Potino", ont uni leurs origines pour créer une entreprise qui fusionne harmonieusement tradition et innovation. Malgré les défis socio-économiques qui jalonnent le quotidien haïtien, Pot’iwa Pizza s’est engagée à constamment améliorer ses services. Cette détermination sans faille a conduit à l’ouverture d’une deuxième succursale de l’entreprise, cette fois-ci dans la ville de Cap-Haïtien, au Nord du pays. Les habitants de cette région ont désormais le privilège de déguster la fameuse pizza au hareng, auparavant réservée aux habitants de Port-au-Prince. Consciente de l’importance de protéger son héritage culinaire, l’entreprise a pris une décision stratégique en déposant un brevet aux États-Unis pour protéger sa spécialité : la pizza au hareng. Jude Vaillant, PDG de l’entreprise, partage sa vision derrière le choix du hareng : "En Haïti, notre enfance était bercée par une saveur particulière, présente dans de nombreux plats traditionnels. Nous avons décidé d’apporter cette saveur à un plat emblématique comme la pizza, pour créer une expérience culinaire unique." Pot’iwa Pizza incarne la passion, la nostalgie et la persévérance des Haïtiens pour leur cuisine traditionnelle. C’est une histoire de saveurs et de succès qui continue à séduire les palais du monde entier. Pour ceux qui souhaitent goûter à cette délicieuse pizza au hareng, rendez-vous chez Pot’iwa Pizza, situé au 26 boulevard Cap-Haïtien, ou contactez-les au +509-47-30-9090. Et pour les amateurs résidant à Miami, aux États-Unis, Pot’iwa Pizza est également disponible au 12485 NE 6th CT, North Miami, FL 33161. Pour passer commande, appelez le 305-456-5152. Explorez également l’expérience immersive de Pot’iwa Pizza grâce à votre smartphone ou votre casque de réalité virtuelle, et plongez dans leur menu alléchant en visitant le lien suivant : https://haitiwonderland.com/haiti-virtual-reality-ht/bar--restaurant/haiti--pot-iwa-pizza--visite-virtuelle/9 .
“Haïti et son incroyable génie” est le grand concours que la ville de Lowell, Massachusetts, a eu le plaisir d’accueillir le 5 octobre dernier. Organisé par IVAP Haïti, une organisation qui, malgré les nombreuses difficultés, reste fidèle à sa mission. IVAP croit fermement que la nouvelle Haïti est déjà écrite quelque part, et c’est à nous, par nos actions, de la concrétiser et de la mettre constamment en valeur. D’où la nécessité d’organiser un tel concours.

Première nation noire à se libérer de l’esclavage et à obtenir son indépendance de la France en 1804 et a influencé d’autres mouvements de libération à travers le monde, inspirant des luttes pour la liberté et l’égalité.

Haïti est dotée de paysages naturels spectaculaires, notamment des plages de sable blanc, des montagnes et une biodiversité riche.

Haïti possède un riche patrimoine historique, notamment des sites comme la Citadelle Laferrière et le Palais Sans-Souci, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Haïti possède une culture riche et diversifiée, influencée par des éléments africains, européens et autochtones. La musique, la danse, l’art et la cuisine haïtiens sont célébrés à travers le monde.