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Une huitième sortie réussie pour le mercredi de la chaire Monferrier Dorval
Une huitième sortie réussie pour le mercredi de la chaire Monferrier Dorval
Une huitième sortie réussie pour le mercredi de la chaire Monferrier Dorval

Une huitième sortie réussie pour le mercredi de la chaire Monferrier Dorval

Le mercredi 24 octobre 2024, dans les locaux de l’Office de la protection du citoyen, sur la route de Bourdon, a eu lieu la 8e sortie du mercredi de la chaire Monferrier Dorval. Pour rappel, les mercredis de la chaire sont l’une des initiatives prises dans le cadre de la chaire de droit constitutionnel Monferrier Dorval, instituée le 12 mars dernier par le Conseil de l’Université d’État d’Haïti (UEH). Le recteur, M. Fritz Deshommes, en est le directeur technique. Le professeur Henri Marge Dorléans, ancien ministre de la Justice, est le directeur scientifique, et le doyen de la faculté de Droit et des Sciences économiques, Me Eugène Pierre Louis, occupe à la fois le poste de vice-président technique et scientifique. Il convient également de noter que les deux principaux objectifs de la chaire sont, d’une part, de valoriser la mémoire du professeur Dorval, bâtonnier de l’Ordre des avocats d’alors, lâchement assassiné devant sa maison, à proximité de celle du couple présidentiel de l’époque, le 20 août 2020. D’autre part, il s’agit de valoriser le travail qu’il avait entrepris dans le pays, en tant que professeur de droit constitutionnel, autour de la nécessité d’opérer un changement constitutionnel pour faciliter une gouvernance efficace et une meilleure gestion institutionnelle d’Haïti.

Une huitième sortie réussie

Cette huitième édition s’est déroulée autour des thèmes « Santé, Environnement et Aménagement Territorial », avec pour invités trois excellents intervenants, maîtrisant au mieux le champ de leur intervention respective. Il s’agit du Dr Jean Patrick Alfred, directeur de l’Unité d’Étude et de Programmation de la MSPP ; de l’Ing. Claude Germain, ex-ministre de l’Environnement de la République d’Haïti, actuellement vice-recteur de l’Université Lumière ; et enfin Mme Christine Stéphenson, anciennement ministre du Tourisme de la République d’Haïti, actuellement secrétaire exécutive du comité national d’Aménagement du Territoire. Ils ont respectivement intervenu sur les thèmes du jour.

L’intervention du docteur s’est axée principalement sur la nécessité d’imposer un règlement à ce que l’on appelle vulgairement la médecine traditionnelle. Il faut un minimum de science dans ce secteur, qui sera en mesure de fournir plus de documentation sur cette pratique médicinale. Selon lui. Il a même plaidé en faveur d’un alliage entre la médecine conventionnelle et cette dernière. Il a aussi souligné la nécessité d’effectuer une meilleure gestion de nos déchets, se préoccupant de leur extrême dangerosité pour notre santé (car sources de maladies). Il a cité à titre d’exemple les cadavres (qui constituent le déchet le plus dangereux pour l’être humain), les déchets hospitaliers, et tous autres déchets provenant de nos usages quotidiens. Sinon, le reste de son intervention a été consacré à la nécessité d’inscrire, dans une potentielle nouvelle constitution, et de faire appliquer ensuite, l’accès à la santé pour tous, aux médicaments de qualité et en quantités suffisantes.

De son côté, l’Ingénieur Claude Germain a intervenu sur le thème de l’environnement. Il a plaidé lors de son intervention en faveur de l’instauration d’un code environnemental haïtien, plutôt que d’inscrire des articles dans une nouvelle constitution concernant ce secteur. Car légiférer sans pouvoir appliquer lui paraît inutile et ridicule. Une bonne gestion de l’environnement est une affaire sérieuse. Il a rappelé le drame systémique auquel s’expose Haïti à cause des changements dû au derèglement climatique, causé par la consommation énergétique néfastes des êtres humains sur la planète. Haïti, à côté de la Birmanie et du Honduras, demeure l’un des trois pays les plus exposés face à ce danger, selon la déclaration finale faite à Paris en 2015, lors de la COP 21 sur le climat. Bref, il faudra pour Haïti un code environnemental pouvant réguler l’environnement haïtien dans sa globalité. L’ingénieur eut à dénoncer aussi certaines pratiques néfastes, telles que la plantation maraîchère dans nos mornes, la brûlure de nos terres avant de planter, qui tuent énormément de micro-organismes dans nos sols, rendant de plus en plus difficile la fertilisation de nos parcelles cultivables.

De son côté, Mme Christine a intervenu autour du thème de l’aménagement du territoire, comme étant une nécessité pour le développement d’Haïti. Car un pays qui se connaît est plus apte à s’orienter vers le bien-être de ses enfants. Au cours de son intervention, elle a effectué aussi une analyse du potentiel territorial haïtien, qu’elle a qualifié de riche et qui mérite une meilleure prise en compte dans la perspective globale d’un plan d’aménagement du territoire pour le développement d’Haïti. Car Haïti possède des atouts que peu de pays dans la région possèdent, et dont une meilleure gestion devrait pouvoir modifier la trajectoire du pays afin de l’amener au bien-être du développement durable.

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Un espace de libre échange

La chaire de droit constitutionnel se veut être un espace d’échange où la primauté est accordée à l’échange scientifique. C’est en ce sens que cette chaire s’est imposée comme un lieu où des experts, dans un exercice de discussion scientifique, proposent des solutions (des solutions concernant leurs champs professionnels) à inscrire dans la perspective d’un potentiel changement constitutionnel. Le tout est accompagné de débats accessibles, où le grand public haïtien est invité à intervenir pour faire entendre sa voix, ceci dans toute sa globalité et diversité. Le but est de rendre le débat autour de la question du changement constitutionnel pertinent tout en étant accessible pour tout le monde, notamment, en mettant l’accent sur la valorisation de la prise de parole scientifique et intelligente des divers experts haïtiens.

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Moise Francois
Moise Francois
Moise Francois

Journaliste rédacteur, poète et apprenti juriste.

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Haïti : Carnaval et Rara : Regards croisés sur la Culture et l’Identité Haïtienne

Dans notre tradition le carnaval représente une activité culturelle incontournable. En effet,pour le déroulement de celui-ci cette année, l’Etat avait puisé dans le trésor public non seulement une somme faramineuse mais également une forte concentration des force de l’ordre pour assurer la protection et la sécurité des carnavaliers dans la zone métropolitain. Malgré,de nombreuses critiques et des préoccupations exprimées par certains médias d’une part, puis d’autres part par l’opposition démocratique.S’il est vrai qu’à Port au Prince ces soucis avait entraîné une conséquence non moins enestimable sur le déroulement de cette festivité.Il en n’est pas moins vrai que c’était le cas dans les autres villes de province,à preuve dans le département du sud-est les autorités n’ont rien enregistré comme élément d’accident ou incident durant le déroulement du carnaval contrairement à Port au Prince. Certes,les problèmes socio/économiques sont de plus en plus préoccupants,néanmois ce qui fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui,un peuple libre et indépendant n’est autre que notre exceptionnalité. Celle-ci, exprime en profondeur notre caractéristique intrinsèque par rapport aux peuples. De fait, historiquement nous sommes un peuple qui rit et pleure, sourit et irrite, danse et tape sur le système, chante et lutte si bien que " grenadya alaso sa ki mouri zafè ya yo" c’est la chanson la plus emblématique des esclaves pour la conquête de notre liberté. On n’a pas l’intention de pretendre que ceux qui avaient exprimé leur désaccord par rapport au carnaval accusent un déficit historique. Pourtant, on laisse dans l’ombre une question fondatamantale à savoir pourquoi le carnaval est pris en charge par l’État alors que le rara est comme un enfant abandonné? Le rara n’est pas seulement une simple tradition culturelle mais, il est surtout l’héritage de nos valeureux guerriers qui ont combattu avec bravoure l’armée expéditionnaire française, la plus puissante de l’époque.Alors que, cette culturelle de masse, elle est encore marginalisée par les autorités étatiques. Il est souligner que la cohésion sociale est le point mort du carnaval.En revanche,celle ci est le point fort du rara. À preuve,le jeudi des morts dans notre tradition voudouesque qui représente la cérémonie d’ouverture pour les bands de rara est le témoignage flagrant de cette cohésion sociale. Et,de fait ils étaient des milieux des personnes à prendre des directions divergentes pour assister au cérémonie d’ouverture de leur bands de rara. Pour cette cérémonie d’ouverture l’ambiance a été goût du carnaval en terme de couleur. Du côté de croix Hilaire,pour le champion titre Ratyèfè full force band,la couleur de son club était très diversifié, une longue robe de couleur jaune abricot ,blanc mauve, puis foulard blanc. En terme de performance,ce band avait tout à fait prouvé son tire de champion grâce à son arsenal de musiciens qui n’ont pas à leur phase d’essai. À dire vrai,ils ont exécuté leur note d’une précision chirurgicale comme médecin chirurgien dans son intervention chirurgicale. La synchronisation entre les musiciens,les instruments puis les fans forment un tout et s’harmonisent parfaitement bien. Ce band n’a pas seulement la magie des mots et des verbes,il semble qu’il aussi la magie pour faire vibrer leur fans même les plus réticents. Du reste, sa performance pour ce jeudi mort fut un défit à relever pour ses rivaux ce week-end dans la mesure que leurs performances ont été moins bonne. Du côté symbole de la lumière,Grap Kenèp c’était l’émerveillement de la soirée jeudi des morts. Son club se vestisait au couleur appropriée de cette soirée,foulard mauve,maillot mauve, puis "kolan" blanc. D’une maniere symbolique, ce mariage de couleur représente dans le vodou haitien baron. Sans conteste, ce fut la plus belle représentation symbolique de la soirée. En terme de performance, en revenant du cimetière on avait ressenti une très forte chaleur de jubilation ,d’allégresse ,et enjoument pour une performance tout à fait équilibrée. En ce concerne chenn tamarin,il était déjà 2hres du matin quand notre équipe l’avait croisé ce fut une prestation moins bonne que celle qu’on avait habituée. Du côté symbolique ça laisse à désirer. Son nouveau c’est qu’il avait son propre média. Petit-Goave/Culture et Société

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