Haitian Otaku Party : Une mise à l’honneur de la culture japonaise à Port-au-Prince
Le Haitian Otaku Party célèbre la culture japonaise à Port-au-Prince, offrant un espace créatif à la jeunesse haïtienne passionnée d’otaku.

Dans un pays où les difficultés quotidiennes peuvent souvent sembler insurmontables, la jeunesse haïtienne a besoin de sources d’inspiration pour avancer. Le concours d’écriture LESPWA, initié par Oriol ANTOINE, photographe et militant culturel, offre aux jeunes une opportunité unique de s’exprimer à travers les mots et de partager un message d’encouragement et de résilience.
Jennifer EUGÈNE est née à Port-au-Prince le 1er mai 1995. Elle est auteure et juriste de formation, et elle parvient à allier avec finesse ses deux passions que sont : la défense des droits humains et l’écriture. Depuis son jeune âge, elle a trouvé dans les mots un abri, un refuge contre un monde souvent trop agité et difficile. Alors que d’autres jeunes de son âge partageaient leur quotidien à haute voix, elle se plongeait dans son propre univers, celui de l’écriture. Dès l’âge de quatorze ans, l’écriture devient pour elle plus qu’un simple loisir : elle devient un moyen de retrouver la paix intérieure, de surmonter les épreuves et de se comprendre elle-même. C’est dans ce contexte qu’elle a trouvé sa véritable vocation.
KOJES est une association de jeunes à but non lucratif née en novembre 2020 à Cité Soleil. Le plus grand bidonville d’Haïti et de la caraïbe. KOJES s’est engagée dès ses débuts dans la promotion de l’éducation, de la culture et de la formation à travers diverses initiatives. L’un de ses projets phares, est un espace de débat social et culturel qui a permis à de nombreux jeunes de se retrouver et d’échanger autour de thèmes de société. Bien que les affrontements qui ont repris au sein de cité soleil en septembre 2022 aient temporairement arrêté cette rubrique, KOJES a su se relever en lançant le concours épistolaire KOJES, visant à rétablir ce lien précieux entre les jeunes à travers la littérature. Aujourd’hui, l’association se lance dans un nouveau défi avec le Festival Jèn Soley qui aura lieu du 20 au 22 septembre 2025, sous le thème évocateur : "Dire pour exister." Parmi les invités qui participeront à ce festival, nous pouvons citer entre autres Le célèbre Lyonel Trouillot, le talentueux poète Carl Henry Burrin, le Jeune Slameur Pacôme Emmanuel, le Romancier Louis Bernard Henry, le poète Inima Jeudi, et la jeune poétesse Adlyne Bonhomme.
Après "Non à la violence", thème de l’édition précédente, "Je lis, je grandis" est le thème autour duquel se déroulera la 18e édition du Week-end Poétique, prévue pour le 31 janvier 2025 à Carrefour. En tant qu’invité spécial, cette édition accueillera Jean-Rony Charles, auteur de Pitié, une nouvelle qui, dans sa profondeur, s’intéresse à la condition humaine, en particulier aux situations de vie précaires auxquelles de nombreuses personnes sont confrontées au quotidien. Exposition, ateliers, performances et ventes-dédicaces figurent parmi les diverses activités au programme de cette 18e édition. Le Week-end Poétique n’est pas seulement une activité de détente, mais un véritable espace d’engagement, offrant des activités qui ont un impact direct sur la communauté carrefouroise. Les événements à caractère social, culturel, artistique, littéraire, etc., en constituent le cœur et contribuent à enrichir la vie locale.
Frankétienne est le nom d’artiste de celui qui porta officiellement le nom de Jean-Pierre Basilic Dantor. Il est né dans le département de l’Artibonite, en Haïti, un 12 avril 1936. Son père, qui ne l’a pas reconnu à sa naissance, était, selon ses propos, un industriel américain qui était venu faire affaire en Haïti, et sa mère fut une paysanne artibonitienne. Ce qui fait de Frank un cas similaire au grand artiste jamaïcain Bob Marley, qui porta une histoire typique, en plus du fait que les deux hommes ont fait parler de leur pays à l’extérieur et marqué leur terre de l’intérieur à cause de leurs arts. Frank est mort le jeudi 20 février 2025 à Delmas, dans sa commune de résidence depuis des décennies, il allait fêter ses 89 ans.
Le concours "Lettre à mon auteur préféré est" une initiative conjointe de CSimon Publishing, maison d’édition basée en Virginie, aux États-Unis d’Amérique, et du Salon du Livre de Port-au-Prince. Le concours a pour objectif de créer une plateforme où les jeunes passionnés de littérature peuvent partager leur affection et admiration envers les auteurs qui ont marqué leur vie à travers une lettre qui leur sera dédiée. Cette lettre peut être écrite en créole ou en français par toute personne vivant en Haïti. L’auteur vers qui la lettre sera destinée peut être haïtien ou étranger, et ayant même vécu à l’époque du Moyen âge. Le concours a débuté le 27 janvier, date de la fin des inscriptions, et se poursuivra jusqu’au 15 avril, date de la remise des prix. Cette clôture et la remise des prix, qui sont respectivement 75 000 gourdes pour le gagnant, 50 000 gourdes pour le deuxième et 25 000 gourdes pour le troisième, se feront lors de l’événement Vivre en Prose et en Poésie, organisé annuellement par l’organisation culturelle Salon du Livre de Port-au-Prince, et qui se tiendra en 2025 à l’Institut Français en Haïti.
Le vocable crise charrie une infinité de sens. Nulle intention de les révéler tous cet après-midi. Toutefois, quelques précisions s’imposent. Une gamine dont les parents ne disposent pas de fonds suffisants à Noël pour lui acheter une poupée de la petite Sirène noire pique une crise et s’enferme dans sa chambre à double tour sans toucher à ses repas de la journée. Un garçon dont le chien a été empoisonné subitement par un voisin pour se venger ou abattu ayant contracté la rage, perdant du jour au lendemain un ami fidèle, entre en crise. Pour finir une société en proie à toutes sortes de mutations et dont les dirigeants sont veules, peut-être prolongée dans une profonde crise. Dans le premier cas, la jeune fille boude pour attirer l’attention de ses parents afin de se sentir apprécier des enfants de son âge à l’école ou dans le voisinage. Aujourd’hui, une trentaine de minutes de négociations peuvent suffire pour y dégager une solution durable. De mon temps, quelques coups de ceinture bien sentis aurait eu raison de ce caprice. Mais, l’humanité évolue, dit-on. Dans le deuxième cas, ce garçon peut retrouver le sourire au bout de quelques semaines. Il lui faut un peu d’attention et, sans doute un autre chien. Comme dirait Stendhal, seule la passion triomphe de la passion. Dans le dernier cas, cette société dirigée par des ineptes est secouée dans ses assises profondes. Ses institutions peuvent une à une se déliter. Les forces vives se dissoudre en un rien de temps. Cette situation crée un tsunami sociétal qui détruit toute vie au sein de cette collectivité. C’est effectivement une crise. La crise de ce point de vue constitue une situation alarmante, désespérée dans l’existence d’une communauté où rien ne va. Le chaos y règne en maître. L’essence même de la vie disparaît. L’individu peut prendre le pas sur la collectivité. Chacun tentant de résoudre ses problèmes sans se soucier d’autrui. Le voisin le plus proche est relégué à des années lumières de soi. Comment se tourner vers la création? Comment continuer à concevoir l’altérité? Comment l’artiste peut s’imprégner de ce grand désarroi collectif comme source de motivations? Voilà les questions auxquelles je dois répondre. Un artiste voit et sent ce que le commun des mortels ne peut même pas imaginer dans une vie de mille ans. Il crée pour dénoncer, quand sa conscience d’être humain est révoltée. Il exalte les héros ou la patrie selon son ressenti. Il chante la beauté d’une femme irrésistible, envoûtante ou mochement resplendissante. Il peut aussi se servir de la désolation ambiante pour donner un sens à la vie. Créer en littérature comme dans les arts en général ne dépend pas de la conjoncture. L’acte de création est fonction des dispositions du créateur. Les événements tétanisent certains et galvanisent d’autres. Créer est jouissif. Chacun jouit donc selon sa fantaisie. Écrire ouvre la voie au changement. L’écrivain jette un regard différent sur le monde. En s’incrustant dans le réel il l’enjolive, le rend meilleur ou hideux selon le message qu’il entend partager. Tout compte fait, avec lui la vie n’est jamais figée. Écrire c’est mettre le monde dans un bocal pour y parcourir l’univers. L’artiste couve son œuvre par tous les temps. Oswald Durand métait en joie d’apercevoir le beau corps de Choucoune de son observatoire secret. Musset par contre dans la douleur rédigeait sa nuit d’octobre. Quant à Dany Laferrière, en exil, il décrivit les horreurs de la dictature duvaliériste et l’insouciance des jeunes filles de son quartier dans ce monde violent et dangereux. En définitive, l’écrivain vit dans une société avec des valeurs qu’il partage ou non. Elles conditionnent son existence ou n’ont aucune prise sur lui. À bien des égards, le monde ambiant lui sert de laboratoire. Il y réalise ses expérimentations. Il jette sur le monde un regard neuf, usé, désabusé, mélancolique, violent, plein d’aigreur selon son humeur. Pitié est l’œuvre d’une vieille âme écrasée sous le poids d’une existence au goût d’absinthe. Le jeune Mike Bernard Michel vit d’expédients et de mensonges. Les mains de la vie s’abattent sur lui avec une violence indescriptible. Le malheur l’étreint dans ses bras jour et nuit. Faut-il pour autant baisser les bras ? Musset aimait à dire : « l’homme est un apprenti, la douleur est son maitre. Et nul ne se connait tant qu’il n’a pas souffert. » L’artiste doit produire sous tous les cieux. Telle est sa vocation. Les incompétents au pouvoir, les bandits légaux ou de grands-chemins, la cherté de la vie, le chômage, les chagrins d’amour sont autant de sujets de préoccupations pour lui. S’il est vrai que ventre affamé n’a point d’oreilles, toujours est-il qu’il garde le cerveau en éveil. Que dis-je, il le stimule au point de créer des œuvres intemporelles. Monsieur Pitié vous avez un bel avenir devant vous. Oeuvre de Jean Rony Charles, le livre est disponible chez les Éditions Repérage.
Ce jeudi 14 novembre 2024, le jeune slameur Youven Beaubrun, Beven de son nom de scène, a qualifié Haïti, pour la toute première fois de son histoire, pour la finale de la Coupe du Monde de Slam. Cette compétition, qui réunit les meilleurs slameurs de la planète, s’est deroulée en terre africaine, plus précisément au Togo. Dans un pays tenu à la gorge, un pays qui s’éteint de bout en bout, sous le dangereux exploit d’une certaine part armée de sa jeunesse, la performance extraordinaire de Beven dans cette compétition résonne avec l’écho de tout un morceau du pays, dans la soif du beau. Beven est le symbole d’une jeunesse qui refuse de céder face au chaos qui entoure la face de sa mère patrie. L’art, le slam étant son domaine de spécialisation, est utilisé de la meilleure des manières pour faire raisonner l’espoir. Et continuer à croire qu’un pays qui a fait 1804 ne peut pas s’offrir le luxe de sombrer aussi fort devant l’histoire humaine. « C’est avec fierté que j’ai avancée dans cette compétition. Surtout avec la crise qui traverse le pays en ce moment. Ma qualification pour la finale est un éternel signe d’espoir, qui confirme le fait que tout dans ce pays ne finira pas dans la mort », nous avait déclaré le jeune slameur avant d’aller disputer la finale. La finale a eu lieu le samedi 16 novembre 2024, où Beven a eu sa chance pour bien répresenter sa terre meurtrie à la porte d’ une victoire mondiale, une victoire qui si elle avait eu lieu, aurait été paraphée au nom de tout un peuple, dans la course absolue face à un grand chaos qui ne rêve que par l’idée de l’étouffer. Bien qu’il n’a pas réussi à remporter cette coupe(se terminant à la sixième place du classement général), le champion haïtien du slam a eu le temps d’inspirer tout un pays durant son grand parcours dans cette compétition. Ce n’est que partie remise, une prochaine fois la victoire sera atteinte à coup sûre.
En arabe la famille des mots Amin, Iman ou imam, imana désignent la foi, la confiance, la sécurité. Ce mot est aussi présent dans la langue swahilie (Kenya, Tanzanie, Est du Congo Kinshasa) sous la forme imani : la confiance. "Le terme Imana n’est pas l’équivalent de Dieu-Déesse qui est une vision occidentale de la divinité. En effet, : « le terme « imana » ne désigne pas avant tout un être personnel qu’il faudrait honorer et implorer, mais un fluide diffus qu’il convient de capter. » En d’autres termes, Imana est une force vitale neutre qui se manifeste dans le cosmos intérieur de chaque être vivant." ¹ Imana, de Michel Darlin Johancy est un voyage musical, symphonique et spirituel à travers trois géographies : une géographie intérieure de méditation, un parcours identitaire culturel et une balade musicale artistique. Ces trois itinéraires se déploient dans les espaces haïtiens. Ce voyage symphonique et spirituel se déroule en 10 étapes ou 10 mouvements.
Le plus grand fleuve d’Haïti s’appelle l’Artibonite. Ce cours d’eau majestueux, qui traverse le pays de part en part, est un élément clé de la géographie, de l’économie et de la vie quotidienne des Haïtiens. Avec son rôle crucial dans l’agriculture, son importance historique et son impact sur l’écosystème local, l’Artibonite mérite une attention particulière. Cet article explore les nombreuses facettes de ce fleuve emblématique.
La sensation musicale haïtienne Rutshelle Guillaume a été récompensée par le prestigieux Prix Nuits d’Afrique pour la Francophonie. Cette distinction lui a été remise ce lundi, au lendemain de sa performance électrisante qui a clôturé le festival, attirant des centaines de spectateurs impatients de voir la performance de celle que l’on surnomme la "Reine du Kompa".
Le Jacmel Jazz Festival, l’un des événements culturels les plus attendus de l’année en Haïti, revient en force avec sa 8ème édition. Organisé par l’association culturelle du même nom, sous la direction de Richecard Cine, président fondateur, le festival se déroulera le 30 avril 2024 dans la pittoresque ville de Jacmel, connue pour son riche patrimoine artistique et culturel.

Première nation noire à se libérer de l’esclavage et à obtenir son indépendance de la France en 1804 et a influencé d’autres mouvements de libération à travers le monde, inspirant des luttes pour la liberté et l’égalité.

Haïti est dotée de paysages naturels spectaculaires, notamment des plages de sable blanc, des montagnes et une biodiversité riche.

Haïti possède un riche patrimoine historique, notamment des sites comme la Citadelle Laferrière et le Palais Sans-Souci, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Haïti possède une culture riche et diversifiée, influencée par des éléments africains, européens et autochtones. La musique, la danse, l’art et la cuisine haïtiens sont célébrés à travers le monde.