contact@haitiwonderland.com+509 36184317

Découvrir

Panier

Zoom sur Pierry Denejour, à l’occasion du sixième anniversaire de DEP-ARTS.
Zoom sur Pierry Denejour, à l’occasion du sixième anniversaire de DEP-ARTS.
Zoom sur Pierry Denejour, à l’occasion du sixième anniversaire de DEP-ARTS.

Zoom sur Pierry Denejour, à l’occasion du sixième anniversaire de DEP-ARTS.

Dans une commune frappée par l’insécurité et les problèmes économiques, où survivre devient un combat quotidien, certains refusent de céder au chaos. À Carrefour, une ville plongée dans la spirale de violence qui ronge tout signe de vie, Pierry Denejour incarne cet esprit de résistance.

Âgé d’une trentaine d’années, le natif de Port-au-Prince n’est pas seulement un commerçant. Fils unique d’Evena Denejour une "Marijàn" dont il porte fièrement le nom , l’entrepreneur a transformé son amour pour l’art en une passion qui éclaire sa vie. Collectionneur de peinture sur toile, il est aussi le fondateur de DEP-ARTS Production Multi-Services, une entreprise qu’il a lancée le 2 décembre 2018 et qui célèbre aujourd’hui six années de présence active dans la communauté Carrefouroise.

Spécialisée dans la vente de matériel électronique, les services MonCash et NatCash entre autres, DEP-ARTS s’est forgée, en six ans, une réputation solide. Mais au-delà de ses activités commerciales, c’est par sa capacité à établir des liens de confiance et à soutenir des initiatives communautaires que Pierry s’est imposé comme un acteur incontournable de sa communauté. Sous sa direction, DEP-ARTS est bien plus qu’une entreprise : c’est un symbole d’espoir dans une commune en quête de renouveau.

Une passion entrepreneuriale forgée depuis l’enfance.

Enfant, Pierry baignait déjà dans l’univers du commerce. Sa mère, une femme battante et entrepreneure dans l’âme, tenait une petite boutique. « J’ai grandi dans une ambiance d’achat et de revente, et même jeune, j’achetais des jouets pour les revendre à d’autres enfants », se souvient-il. Pourtant, ce n’est qu’à l’université, où il étudiait les sciences comptables, qu’il découvre véritablement le concept d’entrepreneuriat et décide d’en faire son chemin.

Voir Aussi

Le courage de commencer avec peu !

Pierry a démarré son entreprise avec des moyens modestes. Les moyens qu’on a à notre porté, dit-on chez nous en Haïti.« Je louais un espace pour mon commerce, et le premier jour, je n’ai gagné que 25 gourdes pour toute la journée », raconte-t-il. À cela s’ajoutait la difficulté de mobiliser des fonds. Il se souvient notamment d’un cousin qui lui avait prêté de l’argent, avant de lui demander de le rembourser précipitamment. Ces expériences ont forgé son caractère et renforcé sa détermination à réussir.

DEP-ARTS, une entreprise enracinée dans la communauté.

Ce qui distingue DEP-ARTS des autres entreprises, c’est la relation étroite que Pierry entretient avec ses clients. « Nous privilégions la proximité et la confiance avec notre clientèle », explique-t-il. L’entreprise ne se limite pas à son activité commerciale : elle soutient aussi des initiatives communautaires comme des soirées artistiques et des compétitions sportives. DEP-ARTS a même fondé sa propre équipe de football, DEP-ARTS FC, symbole de son engagement envers la jeunesse de Carrefour.

Carrefour: Kay Jèn Yo s’ouvre aux enfants
Carrefour: Kay Jèn Yo s’ouvre aux enfants

Carrefour: Kay Jèn Yo s’ouvre aux enfants

Dans le cadre du programme de promotion des droits et de l’épanouissement de l’enfant "Timoun se moun" piloté par l’organisation Action Communautaire de Transformation et d’Intégration Formelle (ACTIF), Kay Jèn Yo organise, du 18 au 24 août 2025 (9h am - 1h pm), "Espas Lajwa", un camp d’été qui cible trente (30) enfants de 7 à 15 ans. Une grande panoplie d’activités éducatives, créatives et ludiques sont programmées pour le plus grand bien des enfants. Ils auront droit à des ateliers de : peinture, crochet, macramé, langue des signes, théãtre, lecture, échec, etc. Dans un contexte aussi traumatogène où la violence est monnaie courante, de telles initiaves sont d’une importance capitale. " Les enfants ne sont pas imperméables au stress et autres pathologies que peut provoquer la situation morbide qui sévit dans le pays actuellement", souligne Blondy Wolf Leblanc (Gabynho) DG a.i de ACTIF. "Espace Lajwa se veut donc, un refuge, un lieu où les enfants peuvent s’exprimer en toute sécurité, un espace sécurisant où ils peuvent exprimer leurs émotions à travers plusieurs médiums", précise-t-il. Plus loin, l’animateur socioculturel encourage d’autres structures à travers le pays à prendre des initiatives de ce genre au bénéfice de la santé mentale des enfants. Espas Lajwa est quasiment gratuit. Un frais de participation de 150 gourdes est requis pour la semaine. Quid Kay Jèn Yo Issu du projet "Pran Swen Tèt ou", Kay Jèn Yo est un projet de l’organisation ACTIF supporté par La Perfection École de Haute Couture visant à combattre la violence par l’engagement communautaire à travers des programmes de formation professionnelle et artistique. Situé au numéro 18, imp. Thoby, rue Desdunes, Mahotière 79, Kay Jèn Yo est ouvert du lundi au dimanche (9h am - 6h pm). Sebastien Jean Michel

Une vision tournée vers l’avenir.

Le PDG de DEP-ARTS ne compte pas s’arrêter là. Dans cinq à dix ans, il ambitionne d’élargir ses services et d’ouvrir plusieurs succursales dans d’autres localités. « Je veux offrir plus d’opportunités d’emploi aux jeunes », affirme-t-il avec conviction.

Des conseils pour les aspirants entrepreneurs.

Pour l’entrepreneur, le succès repose avant tout sur la capacité à commencer, même avec des moyens limités. « La meilleure façon de démarrer, c’est avec ce que vous avez. Le moment idéal, c’est maintenant. Faites le premier pas, et les ressources viendront en chemin », conseille-t-il à ceux qui rêvent de lancer leur propre entreprise.

Un entrepreneur qui tente toujours l’équilibre.

Malgré les exigences du travail, l’amoureux de peinture sur toile, s’efforce de préserver un équilibre entre sa vie professionnelle et personnelle. Danseur de kizomba à ses heures perdues, il trouve dans cette activité une échappatoire au stress. Il consacre également du temps à sa compagne lors de soirées cinéma ou pizza, des moments simples mais précieux.

Un parcours d’inspiration.

Si Pierry est devenu l’entrepreneur qu’il est aujourd’hui, c’est en grande partie grâce à l’exemple de sa mère. « Elle a été mon modèle et ma plus grande source de motivation », confie-t-il avec émotion. Sa détermination à surmonter les obstacles, qu’ils soient économiques ou personnels, est un hommage vivant à l’héritage qu’elle lui a légué.

Dans une commune qui peine à se relever et où entreprendre est un défi de taille, Pierry Denejour incarne l’espoir et la détermination. Avec DEP-ARTS, l’entrepreneur engagé ne se contente pas de bâtir une entreprise, il construit un pont entre son rêve et les besoins de sa communauté. Et ce n’est qu’un début !

Abdias Louis

Partager
À propos de l'auteur
Haïti Wonderland
Haïti Wonderland
Denshell Denejour

Felicitacion Cousin wap Rive leen

25 Février 2026 à 11:59:10 PM
Laissez un commentaire

Publié récemment

Newsletter

Abonnez-vous à notre newsletter pour rester informé de toutes nos activités et actualités sur Haïti.

Conférence / Festival Quatre Chemins / 21e édition

L’impact des traumatismes collectifs et individuels sur le développement personnel des jeunes à Port-au-Prince Si les écrivains, comédiens, danseurs, poètes, entre autres, nous ont gratifiés avec leurs performances, l’étudiante mémorante en psychologie à la faculté des sciences humaines ( FASCH ), Lourdya Blaise s’est entretenu avec le public autour des traumatismes. Articulée autour du thème « Jeunesse et Trauma, analyse de l’impact des traumatismes collectifs et individuels sur le développement personnel des jeunes vivants à Port-au-Prince entre 2010-2024 », cette conférence a donné lieu à des échanges enrichissantes. Au cours de cette rencontre, modérée par Michaël Formilus, madame Blaise a montré comment les événements qui se sont succédé dans le pays ont provoqué des cas de traumatismes chez les Haïtiens. Selon l’étudiante, citant l’association américaine de psychologie, on parle de traumatisme comme conséquence du trauma. Ce dernier s’explique par le fait qu’on se sente menacé, que ce soit la personne en question ou ses proches. Toutefois, elle précise qu’un traumatisme collectif demeure en fonction de l’impact qu’a l’événement sur l’individu. Pour illustrer ses propos, elle a évoqué le séisme du 12 janvier 2010 considéré comme un trauma collectif, dans la mesure où il occupe encore nos esprits. Ce drame nous rappelle la disparition de nos proches et d’énormes pertes. C’est le cas d’un trauma qui devient un traumatisme collectif. Pour l’étudiante, il y a lieu de souligner que lorsque survient un événement, certaines personnes sont traumatisés et d’autres ne le sont pas. Selon lui, la violence des gangs armés n’est pas perçue de la même façon, soutient madame Blaise. Il y a des personnes qui ont fui leurs maisons mais ne sont pas traumatisés. En effet, certaines personnes voient dans des situations traumatisantes un événement passager, avance-t-elle. La conférencière s’est aussi discouru sur le trauma collectif qui, selon lui, préoccupe l’esprit, même si on ne le vit plus encore. Il se manifeste sous plusieurs formes : manque de sommeil, psychose de peur, pensées envahissantes, battement de cœur intense… Généralement, les symptômes liés au trauma ont la vie dure. Quand cela perdure, il devient un stress aigu. Pour y faire face, on doit discuter avec d’autres personnes. Si la situation persiste, le stress aigu se transforme en phase de stress post-traumatique ; dans ce cas, il faut se confier à une personne de confiance ou aller voir un spécialiste de santé mentale, conseille-t-elle. Dans sa présentation, Lourdya Bazile a aussi attiré l’attention sur l’état psychologique des enfants en ces temps qui courent. A en croire la présentatrice, les enfants sont aussi confrontés à cette situation de crise, même s’ils n’en parlent pas aux parents. Autant que les adultes, les enfants planifient aussi leur avenir. Face aux années scolaires bafouées, ils deviennent pensifs et inquiets, a-t-elle souligné. Ils se referment. L’enfant avant brillant peut devenir violent et moins performent à l’école. Les parents sont appelés à les écouter et les comprendre. Un bon moment d’échange, riche en conseils pratiques. Le public y a pleinement participé. À son tour, la présentatrice l’invite à mieux respirer et méditer. « On vit dans un pays ou les soucis se mêlent, on doit prendre du temps pour soi, faire du sport, bien se nourrir, s’assurer que l’espace pour dormir soit propre et prendre du temps pour soi. Il y a plus d’une façon de faire pour trouver le calme », rappelle la psychologue. Gertrude Jean-Louis

Publié récemment

Le mardi 17 février 2026, l’Église Rendez-Vous Christ (RVC), dirigée par le Dr Julio Volcy, a rassemblé plusieurs centaines de jeunes haïtiens dans ses locaux à Delmas 75 pour une conférence placée sous le thème « Menm Ou Menm Tou ». L’événement a offert aux participants une occasion unique de se rencontrer, d’échanger et d’écouter des interventions motivantes centrées sur le développement personnel et l’engagement citoyen. Des messages forts pour la jeunesse Lors de sa première intervention, intitulée « Jenès la ou kapab », le Dr Julio Volcy a exhorté les jeunes à croire en leur potentiel et à rejeter toute forme de fatalisme. Il a particulièrement insisté sur l’importance de changer de mentalité : « Nous ne pouvons pas résoudre un problème avec la mentalité qui l’a créé. » Il a encouragé la jeunesse à adopter une nouvelle manière de penser, fondée sur la discipline, l’excellence et la responsabilité. Le révérend a également rappelé que la jeunesse haïtienne représente près de 70 % de la population du pays, et qu’un engagement structuré de seulement 4 % d’entre eux pourrait modifier significativement la trajectoire nationale. Sa seconde intervention, « Jenès la ak responsablite l », a souligné le lien indissociable entre potentiel et responsabilité. Le Dr Volcy a invité les jeunes à devenir des acteurs de transformation dans leurs communautés, à investir dans leur formation et à développer un leadership intègre. Appel à un engagement fort et à la spiritualité

Histoire

Histoire

Première nation noire à se libérer de l’esclavage et à obtenir son indépendance de la France en 1804 et a influencé d’autres mouvements de libération à travers le monde, inspirant des luttes pour la liberté et l’égalité.

Beauté naturelle

Beauté naturelle

Haïti est dotée de paysages naturels spectaculaires, notamment des plages de sable blanc, des montagnes et une biodiversité riche.

Patrimoine

Patrimoine

Haïti possède un riche patrimoine historique, notamment des sites comme la Citadelle Laferrière et le Palais Sans-Souci, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Culture

Culture

Haïti possède une culture riche et diversifiée, influencée par des éléments africains, européens et autochtones. La musique, la danse, l’art et la cuisine haïtiens sont célébrés à travers le monde.

  • +
    • Publication