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La République des Apatrides?
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La République des Apatrides?

Haïti fait la une des journaux partout dans le monde. Et ce n’est pas une bonne nouvelle. Les exploits des Haïtiens suscitent rarement autant d’intérêt, mais on a toujours tendance à pointer du doigt les dérives, faire couler de l’encre pour remuer les épines dans le pied, diffuser en boucle pour relayer le chaos qui sévit. Il n’y a guère de média pour faire amende honorable de la résilience de ce peuple aculé. Personne pour souligner la résistance farouche qui sert de carburant à ce peuple suspendu dans les gorges de la mort. Et si c’était dans une certaine mesure le seul moyen de parler de ce pays pour enfin attirer l’attention ?

On est le 26 juillet 2024. Les Jeux Olympiques viennent de commencer en France. La 33ème olympiade des temps modernes. Mine de rien, selon le Magazine Forbes, Haïti se classe parmi les dix nations avec le meilleur costume, pointant fièrement à la troisième place. Parallèlement, à des kilomètres de l’Hexagone, sur « L’Île du chaos savamment orchestré », les Haïtiens ne se rendent même pas compte à quel point cette reconnaissance frise l’ironie. Un paradoxe dont l’évocation, impopulaire, risque fortement de déplaire. Une image aérienne montre la ville de Paris dans toute sa splendeur, illuminée comme les portes du paradis, reflétant toute la grandeur de la France, toute la magnificence qu’elle a acquise au fil des siècles, sans omettre la contribution du sang versé par l’affreuse machine de la colonisation. Je ferme les yeux, je remonte le temps, je revois ce garçon livré à lui-même, perdu sans même le savoir, voué à l’échec sans même le comprendre. Et puis il y a les autres. Des garçons dans la même situation, ou pire. Au ban de la société, ils ne savent pas ce que la vie leur réserve. Ils forment l’élégante classe des marginalisés, en leur qualité de vauriens, bons à rien, et malandrins qui font entorse à l’éclat de la société. Ce contraste m’interpelle, et je me demande un instant si ceux qui vivent le chaos de l’extérieur saisissent l’enjeu et la réalité de la situation. D’ailleurs il me semble que même la majorité des Haïtiens vivant sur le territoire n’ont aucune notion des aspects fondamentaux et essentiels de la situation.

Un problème de dicton…

Zafè mouton pa zafè kabrit. Il fut un temps où de nombreux Haïtiens répétaient ce dicton, soit par ignorance ou par pur égoïsme, jusqu’à ce que la réalité les rattrape brutalement. Ils croyaient que le mal qui rongeait certains endroits du pays n’était propre qu’aux résidents de ces dits-lieux, et que cela ne pouvait, en aucun cas, s’étendre jusqu’à leurs portes. Haïti a une histoire qui s’est inscrite dans les annales de l’union, dans sa forme la plus pure. L’unité est donc un élément indissociable de l’identité haïtienne. C’est pourquoi, pour garder la cohérence qui pose les jalons de son histoire et préserver son identité, Haïti ne peut se défaire de ses démons tant que son peuple refuse de reconnaitre la quintessence sacrée de l’acte de solidarité. Ce problème de dicton, lorsqu’il devient un problème sociétal, tire toute son explication dans un autre dicton tout aussi populaire : sa w plante se li w ap rekòlte. Malheureusement, dans les bas-fonds de la ville, les recoins de la cité, les corridors des bidonvilles, les rues des quartiers populaires, ceux qui récoltent la tempête n’avaient jamais eu affaire au vent. Car leur horizon n’était qu’un ciel vouté et gris, au-dessus d’une mer crénelée où ne soufflait la moindre brise. Un tableau d’un ennui mortel. Le « Yakuza haïtien » ignorait que son destin était décidé dans de grandes réunions obscures. Des hommes sans état-d’âme décidaient de leur sort à coups de malversations et par amour effréné pour le pouvoir et le sang. Des plans machiavéliques étaient orchestrés alors que le Yakuza haïtien vivait dans la plus totale indifférence face au danger qui le guettait. Il ignorait son malheur, et ne le voyait point venir. Ainsi, cet être abstrait sans aucun droit allait devenir, sans le savoir, le pilier essentiel du pouvoir de ces êtres abjects sans foi ni loi. Or c’était eux, dès qu’on a mis le feu aux poudres, les criminels invétérés, les coupables, les sanguinaires qu’il fallait détruire à tout prix. Mais oui, à quel prix ?

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Une affaire d’Etat…

Il n’y en a pas. Tout simplement. Faire mention d’Etat pour désigner une assemblée de marionnettes obéissant à leurs bourreaux est une insulte corsée envers Dessalines et Christophe. C’est un crachat abondant et gluant à la face de ces hommes qui avaient porté en eux l’idéal de la fierté et de la grandeur haïtienne. Mais puisqu’il faut en parler comme si c’était le cas, il convient donc de considérer le chaos comme une affaire d’Etat. Si les Conzé du pouvoir l’avaient voulu, aucune forme d’ingérence n’aurait pu rendre possible cette honteuse situation. Comment un peuple à l’histoire si fière peut-elle tomber si bas ? Il suffit de poser la question, et on se met à crier tous azimuts : « C’est de la faute de l’Occident ! »
Cela me rappelle vaguement les Kapos, durant la Seconde Guerre Mondiale, dans les camps de concentrations nazis où les Juifs étaient exterminés dans les fours crématoires. En Haïti, le même rapport subsiste entre les Haïtiens et leurs dirigeants. C’est d’une tristesse sans nom et d’une telle ironie que de voir ce pays qui avait le potentiel de devenir le premier paradis au monde, par son idéal de la justice et de la liberté, tomber entre les mains de la descendance des exécrables fils de Conzé.
Il est peut-être temps de se le rappeler finalement : Enbesil ki bay, sòt ki pa pran. Quel malheur ! Au regard de l’histoire, ce pays a tellement vu la dégaine d’imbéciles défiler dans ses rangs que l’on comprend mieux pourquoi on est devenu l’une des cibles favorites des artisans du chaos. Rayi chen an, di dan l blan, on peut tout reprocher à l’Occident, mais on doit bien reconnaitre qu’ils sont loin d’être idiots. Ils sont forts, les bougres, il faut le reconnaitre, et cela fait bien leur affaire face à des marionnettes aussi amorphes qui livrent le pays, sans oublier d’ajouter à cela leur dignité, leur humanité et leur intégrité. Tout un paquet bien garni bradé à la volée.

La raison du plus fort…

Il n’y a point d’Etat de droit dans certaines régions du pays, et il n’y a désormais qu’une seule raison à faire valoir car il n’y a désormais qu’une seule force. Ce que décident les enfants abandonnés et autrefois marginalisés est désormais la seule loi qui importe. A l’aube d’un éventuel assaut de balles pour en finir avec les fils de ceux qui font de la vie leur combat, parfaits boucs-émissaires d’une situation à moult rebondissements, les enfants de ceux qui ont transformé la terre des Héros en enfer se caressent les burnes dans les meilleures universités chez Son Excellence l’Occident ou s’empiffrent des meilleures parts du gâteau, cloîtrés dans des tours gardées par les mêmes fils de la classe prolétarienne assujettie... Finalement, même le chien dans la parabole du centurion était plus chanceux car lui au moins avait droit aux miettes de pain tombées sous la table. Et nous autres, aculés dans les quartiers populaires, entassés dans les bidonvilles, pris au piège avec les Yakuzas haïtiens dans les territoires livrés (ou perdus, selon l’usage), nous nous demandons encore quel mérite accorder à ceux-là qui faisaient croire aux fils d’autrui que leur avenir se profilait derrière les barricades qui entravaient la marche du pays.

En somme, la mascarade continue, et on continue à se voiler la face, ayant pourtant le regard cinglant de la réalité planté dans le nôtre. On a célébré l’ « heureux exploit » de figurer parmi les dix nations les mieux sapés des Jeux Olympiques au moment où Haïti figure parmi les premiers pays les plus saqués au monde, et les plus sales.

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Jean Rony Charles
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Les traditions haïtiennes

Haïti, la perle des Antilles, est un pays riche en histoire et en traditions. Sa culture vibrante et diversifiée se reflète à travers ses fêtes nationales, festivités culturelles, nourritures traditionnelles, croyances religieuses, contes populaires, et jeux traditionnels. Plongeons-nous dans le tissu social d’Haïti pour découvrir la beauté de ses traditions. b~Fêtes Nationales :~b Les fêtes nationales en Haïti sont des moments de fierté et d’unité nationale comme Le 1er janvier, jour de l’indépendance, commémore la victoire des esclaves haïtiens sur les forces coloniales françaises en 1804, faisant d’Haïti le premier pays indépendant d’Amérique latine et des Caraïbes ou encore la commémoration de la Bataille de Vertières le 18 Novembre. La bataille de Vertières a été l’une des dernières grandes batailles de la révolution. Elle a eu lieu à Vertières, près de la ville du Cap-Haïtien. b~Festivités Culturelles :~b Haïti est également célèbre pour ses festivités culturelles, en particulier le Carnaval, qui est une explosion de couleurs, de danses, et de musique. Les manifestations artistiques et artisanales, telles que le festival Rara, sont l’occasion pour les artistes de mettre en avant leur talent. Le Rara, défilé musical, mêle folklore et spiritualité, créant une expérience unique. b~Nourritures Traditionnelles :~b La cuisine haïtienne est un délice pour les papilles. Des plats comme le griot (porc frit), le diri djon djon (riz aux champignons noirs), et le légendaire joumou (soup joumou) font partie intégrante de la tradition culinaire haïtienne. Les saveurs audacieuses, les épices et les méthodes de cuisson héritées de la tradition africaine et française rendent la cuisine haïtienne inoubliable. b~Le Vodou :~b Le Vodou, souvent mal compris, est une religion synchrétique qui incorpore des éléments du catholicisme, de l’animisme africain, et des croyances autochtones. Il joue un rôle significatif dans la vie quotidienne des Haïtiens, influençant la musique, la danse, et les rites religieux. Le Vodou est une expression profonde de la spiritualité haïtienne. Les Contes (Krik Krak, Tim Tim, Bwa Sèch) : Les contes populaires haïtiens, transmis de génération en génération, sont riches en moralité et en sagesse. b~Konbit :~b Le concept de Konbit représente la solidarité communautaire. Les Haïtiens se rassemblent pour accomplir des tâches communautaires, que ce soit dans les champs agricoles ou pour des projets de construction. C’est un exemple vivant de l’esprit collectif qui imprègne la société haïtienne. La plus récente grande combite à ce jour concerne la construction du canal de la rivière du Massacre à Ouanaminthe, qui a eu lieu entre septembre et décembre 2023. Des milliers d’habitants du nord du pays ont mobilisé toutes leurs forces pour ériger un canal permettant de recueillir de l’eau destinée à l’irrigation de leurs plantations, dans le but d’obtenir de meilleures récoltes. Malgré leurs modestes moyens, ils ont été motivés par le slogan "KPK" (Kanal la pap kanpe), une réponse directe au président dominicain Luis Abinader qui les mettait en garde et faisait tout en son pouvoir pour stopper la construction du canal. Ce canal représente la solidarité profonde des Haïtiens et réaffirme la fierté nationale. Malgré les défis économiques, les habitants du nord d’Haïti ont démontré une détermination exceptionnelle à travailler ensemble pour un objectif commun. Le slogan "Kanal la pap kanpe" incarne leur résilience face aux pressions extérieures et témoigne de leur volonté inébranlable de poursuivre la construction du canal. b~Jeux Traditionnels :~b Les jeux traditionnels sont une partie essentielle de la vie quotidienne en Haïti. Des jeux comme le lido, sote kòd, Yoyo, Ralba, Marèl, TiTaTo, Kay, lago kache, Monte kap, teke mab, woule sèk, twa fwa se manbo, et domino rassemblent les gens, favorisant la camaraderie et l’amusement. Les traditions haïtiennes sont un mélange harmonieux de spiritualité, de communauté, et de diversité culturelle. Chaque aspect, des fêtes nationales aux jeux traditionnels, contribue à tisser le riche tapis culturel qui fait la fierté d’Haïti. Ces traditions sont le cœur battant de la nation, un héritage précieux qui continue de se transmettre de génération en génération.

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Lancement officiel de la Bière « Ewo » : Une Fierté Haïtienne à travers le Monde

Le 1er Décembre a marqué un moment exceptionnel pour la communauté haïtienne et les amateurs de bière du monde entier, avec le lancement officiel de la bière « Ewo » par l’entrepreneur haïtien Jhonson Napoléon. Après le succès de « Kola Choucoune », déjà présente dans plusieurs pays, dont les États-Unis et le Canada, c’est au tour de la bière « Ewo » de prendre d’assaut le marché américain. Disponible dans plusieurs villes aux États-Unis, cette bière incarne le mariage parfait entre la tradition et l’innovation, offrant aux consommateurs une expérience gustative unique. La bière « Ewo » représente bien plus qu’une simple boisson alcoolisée. C’est un délice qui mélange habilement les saveurs authentiques de la culture haïtienne avec une touche d’innovation. Dans un pays où la bière Prestige et le rhum Barbancourt ont déjà conquis des palais du monde entier, la bière « Ewo » s’ajoute fièrement à la liste des trésors gustatifs haïtiens. Jhonson Napoléon, l’homme derrière cette nouvelle création, continue de porter haut les couleurs d’Haïti à travers le globe. Son engagement à promouvoir les produits haïtiens de qualité ne cesse de renforcer la réputation de son pays d’origine. La bière « Ewo » n’est pas simplement une boisson, c’est un symbole de la créativité et de la persévérance haïtiennes qui transcendent les frontières. Cette nouvelle étape démontre la capacité du pays à s’inscrire dans la tendance mondiale des bières artisanales et de qualité. La bière « Ewo » est non seulement un produit local de premier plan, mais elle s’impose également sur la scène internationale en tant que représentante d’une culture riche et dynamique. La fierté que ressentent les Haïtiens pour la réussite de Jhonson Napoléon et la renommée croissante de la bière « Ewo » sont palpables. C’est une histoire de succès qui transcende les frontières géographiques et qui incarne la force de l’esprit entrepreneurial haïtien.

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Le mardi 17 février 2026, l’Église Rendez-Vous Christ (RVC), dirigée par le Dr Julio Volcy, a rassemblé plusieurs centaines de jeunes haïtiens dans ses locaux à Delmas 75 pour une conférence placée sous le thème « Menm Ou Menm Tou ». L’événement a offert aux participants une occasion unique de se rencontrer, d’échanger et d’écouter des interventions motivantes centrées sur le développement personnel et l’engagement citoyen. Des messages forts pour la jeunesse Lors de sa première intervention, intitulée « Jenès la ou kapab », le Dr Julio Volcy a exhorté les jeunes à croire en leur potentiel et à rejeter toute forme de fatalisme. Il a particulièrement insisté sur l’importance de changer de mentalité : « Nous ne pouvons pas résoudre un problème avec la mentalité qui l’a créé. » Il a encouragé la jeunesse à adopter une nouvelle manière de penser, fondée sur la discipline, l’excellence et la responsabilité. Le révérend a également rappelé que la jeunesse haïtienne représente près de 70 % de la population du pays, et qu’un engagement structuré de seulement 4 % d’entre eux pourrait modifier significativement la trajectoire nationale. Sa seconde intervention, « Jenès la ak responsablite l », a souligné le lien indissociable entre potentiel et responsabilité. Le Dr Volcy a invité les jeunes à devenir des acteurs de transformation dans leurs communautés, à investir dans leur formation et à développer un leadership intègre. Appel à un engagement fort et à la spiritualité

Histoire

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Première nation noire à se libérer de l’esclavage et à obtenir son indépendance de la France en 1804 et a influencé d’autres mouvements de libération à travers le monde, inspirant des luttes pour la liberté et l’égalité.

Beauté naturelle

Beauté naturelle

Haïti est dotée de paysages naturels spectaculaires, notamment des plages de sable blanc, des montagnes et une biodiversité riche.

Patrimoine

Patrimoine

Haïti possède un riche patrimoine historique, notamment des sites comme la Citadelle Laferrière et le Palais Sans-Souci, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Culture

Culture

Haïti possède une culture riche et diversifiée, influencée par des éléments africains, européens et autochtones. La musique, la danse, l’art et la cuisine haïtiens sont célébrés à travers le monde.

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